Zoom sur… la chirurgie de l’épilepsie | Pour qui, pour quoi, comment ça fonctionne : on vous dit tout! Écrit le .
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Tags: Chirurgie, Épilepsie, Neurochirurgie, et Trouble neurologique.

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Pendant la période pré-chirurgicale, que se passe-t-il?

La période pré-chirurgicale est d’abord marquée par une hospitalisation de quelques jours à quelques semaines, dans l’unité de monitoring avec portions vidéo / EEG. « L’idée est de sevrer les médicaments et d’enregistrer les crises dans un milieu sécuritaire et surveillé par l’équipe médicale », note Dr Nguyen.

« Cette unité de l’épilepsie à trois utilités principales : clarifier le diagnostic (par exemple lorsqu’il y a des symptômes neurologiques transitoires, mais que l’EEG de routine est normal), établir un bilan pré-chirurgical, et faire un ajustement serré de la médication et sous surveillance pour les patients qui se rendent à l’urgence parce qu’ils font trop de crises non contrôlées de façon quotidienne. »

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Dans le cas de figure du bilan pré-chirurgical, le monitoring permet de « substancier le diagnostic avec des examens plus objectifs et déterminer où on doit opérer en enregistrant des crises qui confirment la localisation suspectée du départ des crises d’épilepsie », précise le Dr Nguyen. « Par exemple, si on suspecte qu’une petite malformation au cerveau est responsable des crises, c’est utile de les enregistrer pour voir si les électrodes qui surplombent cette malformation détectent bien la décharge quand elle commence. » Aussi, si une épilepsie au lobe temporal gauche a été identifiée, l’enregistrement continu de l’activité cérébrale permettra de vérifier qu’il n’y a pas un autre foyer épileptogène à droite – et donc que le patient n’a pas une épilepsie bitemporale qui n’aurait pas les mêmes taux de succès ou ne comporterait pas les mêmes risques avec la chirurgie.

L’évaluation du neuropsychologue pour juger des risques et bénéfices de la chirurgie

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C’est souvent lors du monitoring que le neuropsychologue va réaliser l’évaluation neuropsychologique du patient. Celle-ci consiste en une rencontre avec le patient, un questionnaire d’anamnèse à remplir, une évaluation des forces et faiblesses cognitives et une détermination des atteintes du fonctionnement cérébral. « Le neuropsychologue doit se prononcer sur la présence et la nature des atteintes cognitives, sur leur congruence ou non avec la localisation présumée du foyer épileptogène, et sur les risques que présente la chirurgie sur le plan cognitif », précise le Dr Boucher.

Ces informations recueillies, note Dr Bouthillier, sont très importantes pour l’équipe médicale : « Elles nous aident à faire certaines prédictions sur les séquelles que peut avoir un patient suite à une chirurgie. » Par exemple, l’épilepsie provient souvent de l’hippocampe – partie du cerveau qui joue un rôle essentiel dans la mémoire, notamment verbale. Il faut donc estimer si la chirurgie pourrait causer des problèmes mnésiques au patient : « Le neuropsychologue va évaluer en détail la mémoire verbale du patient, du côté dominant pour le langage et du côté non dominant. Si on doit enlever un hippocampe du côté droit – en général où il n’y a pas le langage –, il faut s’assurer que la mémoire de l’autre côté n’est pas affectée », précise le neurochirurgien. Le neuropsychologue va donc évaluer si la mémoire verbale est bonne, et, si c’est le cas, « on saura que l’hippocampe de l’autre côté devrait pouvoir compenser. »

Une fois que toutes les informations requises sont obtenues, l’équipe médicale se rencontre en réunion multidisciplinaire pour discuter du dossier du patient. En plus du neurochirurgien, « Des neurologues, des neuropsychologues et des spécialistes en imagerie médicale se rencontrent pour évaluer la possibilité de procéder à une chirurgie de l’épilepsie », indique le Dr Bouthillier. Si la zone épileptogène est bien identifiée, qu’elle est opérable et que les bénéfices sont jugés largement supérieurs aux atteintes potentielles, le patient pourra alors se voir proposer la chirurgie de l’épilepsie.

Un commentaire

  • Kra Tamia Aurelia says:

    Votre article retrace tout ce que ma fille a. Elle souffre d’une épilepsie pharmaco résistante et voudrions avoir une autre prise en charge

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