Zoom sur… la chirurgie de l’épilepsie | Pour qui, pour quoi, comment ça fonctionne : on vous dit tout!
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Posté dans Catégories: Épilepsie.
Tags: Chirurgie, Épilepsie, Neurochirurgie, et Trouble neurologique.
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L’après chirurgie, une période-clé pour le patient

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Gardons en tête qu’en chirurgie de l’épilepsie, l’aventure ne s’arrête pas au moment du réveil post-opératoire. Il faut ensuite être patient envers soi-même et envers sa récupération physique et cognitive. « À court terme, ce n’est pas rare qu’un patient se réveille avec un déficit neurologique attendu, puisqu’on opère souvent proche de régions fonctionnelles », précise le Dr Bouthillier. Plus précisément, « les séquelles cognitives les plus fréquentes concernent la mémoire épisodique, le langage et la mémoire de travail », liste Dr Boucher. « Les difficultés peuvent être modérées à sévères dans les jours suivant la chirurgie, et s’amenuiseront généralement avec le temps », poursuit le neuropsychologue.
Au tout début, un patient peut par exemple se réveiller aphasique avec de la difficulté à trouver les mots ou à comprendre ce qu’on lui dit après la chirurgie. Mais, bonne nouvelle : le cerveau ayant une grande plasticité, c’est-à-dire une grande capacité de récupération, il peut récupérer de façon importante en quelques heures ou quelques jours. Toutefois, il est à noter qu’en chirurgie de l’épilepsie, « on tolère des mini déficits permanents : un exemple serait d’avoir un léger manque du mot lorsqu’on est stressé ou fatigué, ou avoir légèrement moins de mémoire », illustre Dr Bouthillier.
Quoiqu’il en soit, les tous premiers jours après l’intervention, il est important d’avoir de l’aide de son cercle social pour cuisiner, se déplacer, etc. Par ailleurs, identifier les activités qui font du bien et qui permettent de compenser les atteintes à court terme va être déterminant pour bien passer au travers de la récupération. Gérer le stress que peut occasionner cette période transitoire en évitant l’isolement social et les ruminations, faire des activités relaxantes et distrayantes pour ne pas être trop attentif aux signes qui pourraient s’apparenter à de l’épilepsie vont donc faire partie d’une convalescence « réussie ». Car, très souvent, le temps que la plasticité cérébrale fasse son travail et compense certaines fonctions cognitives atteintes, le patient peut se sentir déstabilisé, anxieux et/ou démuni. Il ne faut alors pas hésiter à demander de l’aide et à faire un suivi psychologique si le besoin se fait sentir, mais aussi échanger avec des gens qui sont passés par là et qui pourront faire part de leur vécu à la personne ayant subi une chirurgie de l’épilepsie, en plus de partager leurs conseils.
Par la suite, après les premiers mois de récupération, le patient opéré va pouvoir apprendre à retrouver un quotidien « normal » et pouvoir pratiquer certaines activités qu’il ne pouvait pas faire jusqu’à présent. « Les études montrent que c’est principalement l’arrêt complet des crises qui aide grandement les patients, parce qu’ils ont une meilleure qualité de vie, ils peuvent conduire, se chercher un emploi et le maintenir, en plus de pouvoir fonder une famille », note Dr Nguyen.
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« On voit des changements importants au niveau social, car les patients épileptiques restent souvent confinés à leur domicile. Après la chirurgie, ils vont voyager, sortir du pays et avoir moins peur du regard des autres », indique le neurologue. Au niveau économique, des études ont aussi démontré qu’une chirurgie de l’épilepsie est bénéfique tant pour le système de santé que pour les finances du patient.
Cependant, Dr Nguyen nuance et explique que les bénéfices sont plus importants lorsque les crises sont complètement enrayées. En effet, selon lui, « Quelqu’un qui a moins de crises se sent mieux, mais l’impact sur la qualité de vie est moindre : s’il passe d’une crise par semaine à une crise tous les six mois, il est content; mais ça sera quand même difficile pour lui d’avoir son permis de conduire et de maintenir un emploi. »
Quelques mois après l’intervention, le patient sera généralement amené à rencontrer de nouveau le neuropsychologue pour une évaluation post-chirurgie. « Dans le cadre de l’évaluation post-chirurgicale, le neuropsychologue déterminera la présence et la nature des séquelles, s’il y en a. Il pourra ensuite expliquer au patient la nature des processus cognitifs qui ont été modifiés suite à la chirurgie, comment cela peut se traduire dans la vie quotidienne, et quels moyens peuvent permettre d’en limiter les impacts », explique le Dr Boucher. « Les résultats de l’évaluation pourront également aider à rassurer le patient lorsque les résultats aux épreuves neuropsychologiques ne montrent pas de détérioration (par exemple, lorsqu’il y a une crainte du retour au travail à venir après plusieurs années d’arrêt en raison de la maladie), et/ou lorsque les difficultés présentes font partie du processus normal de récupération après la chirurgie. »
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Un commentaire
Votre article retrace tout ce que ma fille a. Elle souffre d’une épilepsie pharmaco résistante et voudrions avoir une autre prise en charge