Zoom sur… la chirurgie de l’épilepsie | Pour qui, pour quoi, comment ça fonctionne : on vous dit tout!
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Posté dans Catégories: Épilepsie.
Tags: Chirurgie, Épilepsie, Neurochirurgie, et Trouble neurologique.
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En quoi consiste la chirurgie de l’épilepsie?
Notons qu’il n’y a pas une procédure « unique » en chirurgie de l’épilepsie. Toutefois, « la chirurgie la plus pratiquée consiste à enlever le foyer épileptique dans le cerveau », explique le Dr Bouthillier : c’est ce qu’on appelle une résection, soit une ablation de la zone du cerveau présentant une décharge anormale des neurones. « Dans ce cas, on enlève une région du cerveau qui est dysfonctionnelle – par exemple, une cicatrice dans l’hippocampe qui a endommagé cette partie du cerveau et qui génère des crises d’épilepsie. »
Photo : Montage réalisé avec Canva.
Pendant l’opération, le patient est sous anesthésie générale et une partie de sa tête est rasée afin d’extraire temporairement un bout d’os et de replier la membrane rigide autour du cerveau pour que le neurochirurgien ait un accès direct à la partie du lobe temporal à retirer. Une fois l’ablation faite, l’os est remis en place et des points de suture sont faits. Après quelques heures passées dans la salle de réveil, le patient sera hospitalisé un à deux jours aux soins intensifs, puis de quelques jours à une semaine dans une chambre d’hôpital.
Une autre possibilité existante en chirurgie de l’épilepsie est l’utilisation du laser, qui est disponible depuis un peu plus d’un an au CHUM. « Au lieu d’ouvrir le crâne et de faire une grosse intervention, le laser consiste à introduire de façon précise une petite sonde de 3,6mm dans le foyer épileptique avec un robot. Ensuite, avec la chaleur, on fait fondre le foyer épileptique : cette technologie permet donc de traiter un foyer épileptique profond sans endommager le cerveau », poursuit le neurochirurgien. Cette technique peut être par exemple utilisée pour une épilepsie qui vient de l’hippocampe, ce qui permet de faire fondre les parties problématiques sans endommager les fonctions langagières. « La plupart des patients qui ont de l’épilepsie dans l’hippocampe gauche vont désormais avoir ce traitement au lieu de faire la chirurgie ouverte conventionnelle, pour protéger le cerveau. »
Quelle que soit la procédure envisagée, le travail du neurochirurgien commence bien avant l’entrée au bloc opératoire : « Le contact avec le patient, le fait de prendre le temps de bien lui expliquer l’intervention sans être pressé et de répondre à ses questions sont essentiels », confie le Dr Bouthillier. Et selon lui, avoir de l’empathie, comprendre la maladie et son impact sur le patient est tout aussi primordial. « Il faut se mettre à la place du patient et lui proposer quelque chose qu’on proposerait à soi-même ou à quelqu’un de sa famille », illustre-t-il, avant d’ajouter : « On doit être réaliste et voir les limites de ce qu’on fait dans le préopératoire ». Pendant l’opération, une concentration et un calme maximum vont être requis, tout en gardant en tête de ne pas se précipiter. Et, par la suite « soutenir le patient s’il y a des déficits et aller vers la famille – qui est aussi importante que le patient – peut s’avérer nécessaire dans certaines circonstances », complète-t-il.
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Un commentaire
Votre article retrace tout ce que ma fille a. Elle souffre d’une épilepsie pharmaco résistante et voudrions avoir une autre prise en charge