Démence à corps de Lewy

Une maladie facilement confondue avec la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson

Auteure : Martine Simard, Ph.D.

Cette maladie, en début d’évolution, peut être facilement confondue avec la maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson, ou encore avec un trouble psychotique (schizophrénie) débutant tardivement dans la vie; d’où l’importance de recevoir rapidement une évaluation neuropsychologique exhaustive qui permettra d’effectuer un bon diagnostic différentiel.

Cette maladie est aussi, malheureusement, incurable. En effet, les différents traitements actuels visent principalement à stabiliser le fonctionnement des personnes atteintes pendant une certaine période. Plus tôt ces traitements sont administrés après le diagnostic des premiers symptômes de  la DCL, meilleures sont les chances que la personne atteinte répondra de manière positive au traitement.

Le meilleur moyen pour obtenir un diagnostic précoce et un traitement rapide est d’être bien informé concernant les premiers signes et les mécanismes biologiques de la maladie. Les mécanismes biologiques de la maladie sont les anomalies présentes dans la structure et le fonctionnement du cerveau et qui entraînent les signes et symptômes cliniques de la maladie.  Ensuite, il faut savoir comment et par qui elle peut être diagnostiquée, et quelles sont les différentes options thérapeutiques disponibles  pouvant  aider à retarder la progression de la maladie de manière sécuritaire.

 

Qu’est-ce que la démence à corps de Lewy?

La DCL ou la maladie à corps de Lewy fait partie des maladies neurodégénératives qui incluent, entre autres, la maladie d’Alzheimer.  Une maladie neurodégénérative ou une démence survient lorsque les cellules du cerveau, appelées «neurones», se détériorent et meurent, ce qui entraîne une détérioration progressive des processus intellectuels ou cognitifs. C’est lorsque des problèmes significatifs de fonctionnement dans la vie quotidienne de la personne atteinte apparaissent qu’un diagnostic de maladie neurodégénérative peut être établi. Le terme démence est encore utilisé surtout pour la DLC, mais tend à disparaître en raison de la connotation péjorative du terme au sens populaire où on l’associe souvent à la folie ou à un problème de santé mentale. Ce terme tend à être de plus en plus remplacé par l’expression moins péjorative de «trouble neurocognitif majeur».   Les effets de la DCL peuvent être aussi, sinon plus délétères, que ceux de la maladie d’Alzheimer sur la santé cognitive, psychologique et physique des personnes vieillissantes.   

 

Cause de la maladie et anomalies retrouvées dans le cerveau des patients

Nous ne savons pas encore ce qui cause la DCL ou ce qui déclenche l’apparition des anomalies dans le cerveau de ces patients.  Ceci dit, des anomalies génétiques ont été récemment mises en cause pour une minorité de personnes souffrant de la DCL, notamment en ce qui a trait à des mutations sur certains gènes.  Il y aurait ainsi un chevauchement entre les anomalies génétiques de la maladie d’Alzheimer, de la maladie de Parkinson avec démence et de la DCL.  Cependant, la plupart des cas de DCL sont sporadiques, c’est-à-dire que l’on ne trouve chez ces patients aucun antécédent familial de la maladie.1  

Par contre, nous commençons à mieux connaître les anomalies qui se retrouvent dans le cerveau des patients diagnostiqués avec cette maladie.  À l’intérieur de la cellule nerveuse que l’on appelle «neurone», des anomalies surviennent.  Ces anomalies sont nommées  «corps de Lewy», en raison du chercheur qui les a décrits le premier et qui ont donné leur nom à la maladie. Ces corps de Lewy résultent d’une accumulation anormale d’une certaine protéine appelée «alpha-synucléine».  D’autres anomalies, appelées les dégénérescences neurofibrillaires, formées à partir d’une autre protéine, la protéine tau, peuvent aussi apparaître dans le neurone.  Ces deux types d’anomalies déforment et détruisent les cellules nerveuses.  La présence de ces anomalies provoque ensuite une inflammation dans le système nerveux central, et éventuellement, il y aura des problèmes au niveau des vaisseaux sanguins cérébraux. L’ensemble de ces atteintes aura des effets délétères  sur le cerveau à plus ou moins long terme.  Plus la maladie évolue, plus les anomalies se multiplient, plus les pertes neuronales sont importantes, et plus le cerveau s’atrophie (perd de son volume).  Ce sont les changements cérébraux structuraux de la DCL.

Outre les changements dans sa structure, le cerveau des patients DCL présente aussi des réductions importantes de messagers chimiques appelés «neurotransmetteurs».  Les neurones utilisent les neurotransmetteurs pour communiquer entre eux.  Parmi ces messagers, l’acétylcholine et la dopamine sont les neurotransmetteurs qui connaîtront, dès le début de la maladie, les baisses les plus importantes de production.  L’acétylcholine et la dopamine sont impliquées dans les processus cognitifs, ainsi que dans les troubles des comportements et de l’humeur.   Nous verrons plus loin que l’une des stratégies thérapeutiques actuelles, en pharmacologie, est de compenser les pertes d’acétylcholine et de dopamine dans le cerveau des patients.  

 

Est-ce une maladie fréquente?

Les données scientifiques indiquent qu’entre 4,2% et 7,6% des personnes vivant dans la communauté pourraient souffrir de la DCL.  Dans la population fréquentant une clinique neurologique, entre 7,5% et 24% des personnes évaluées présentent cette forme de maladie neurodégénérative.  La plupart des auteurs s’entendent pour dire que la DCL est sous-diagnostiquée, en raison de la difficulté à évaluer certaines des manifestations de la maladie.  Par conséquent, cette maladie pourrait être plus fréquente que les données épidémiologiques actuelles le suggèrent.1,2  

 

Âge de début et estimation de la survie

La DCL est une maladie liée au vieillissement; elle débute typiquement après 55 ans.  Certains chercheurs ont observé qu’à partir du moment de l’apparition des premiers symptômes cognitifs,  le temps de survie des personnes atteintes de DCL est en moyenne de 7,38 ans.3,4

 

Quels sont les principales manifestations de cette maladie neurodégénérative?

Pour qu’une personne reçoive un diagnostic de DCL possible ou probable, elle doit d’abord présenter un déclin cognitif progressif d’une importance suffisante pour interférer avec ses activités de la vie quotidienne.  Outre le déclin et les déficits cognitifs mentionnés ci-dessous, la personne doit présenter une combinaison des manifestations suivantes: des fluctuations de la cognition, des hallucinations visuelles récurrentes ou du parkinsonisme d’apparition spontanée.  Pour recevoir le diagnostic de DCL probable, il est nécessaire de présenter au moins deux de ces éléments alors que l’une de ces trois manifestations est nécessaire pour  le diagnostic de DCL possible.   

  

Troubles cognitifs

  • Attention : Des fluctuations de la cognition en général, et plus particulièrement de l’attention et de la vigilance, sont souvent présentes et sévères, dès le début de la maladie.  
  • La mémoire de travail permet de garder en mémoire le but d’une tâche et de traiter l’information dans sa tête, pendant quelques secondes. La mémoire de travail peut également être sévèrement atteinte en début de maladie.
  • Les fonctions exécutives : La DLC peut altérer de façon précoce la capacité à raisonner, à juger, à organiser et à planifier une action orientée vers un but ainsi que la capacité à adapter ou changer sa stratégie lorsque la situation l’exige.  Concrètement, ces difficultés peuvent se manifester par exemple en début de maladie par la difficulté à gérer les finances, ou l’incapacité à organiser un événement exigeant la coordination de plusieurs activités.
  • Les habiletés visuospatiales :  La DCL peut atteindre sévèrement les capacités à analyser et à comprendre l’information visuelle et spatiale dès le début de la maladie. Ces difficultés peuvent faire en sorte que la personne atteinte de DCL aura de la difficulté à évaluer les distances, à trouver des repères, à discriminer la forme et la grandeur des objets ou encore à dessiner ou à assembler certains objets.  Elle pourra être facilement désorienté et perdre son chemin pendant un trajet en automobile, par exemple.
  • Le langage :  Les personnes atteintes de DCL peuvent éprouver des difficultés de production du langage appelées «troubles de la fluidité verbale» et «trouble de la dénomination».  Concrètement, cela signifie que ces personnes pourraient chercher leurs mots pendant une conversation, par exemple. Elles pourraient aussi avoir de la difficulté à nommer correctement certains objets, mais moins que dans la MA. Également, il est aussi possible qu’avec la rigidité du visage (voir les troubles moteurs décrits ci-dessous), l’articulation devienne plus difficile, de même que l’expression des intonations. La capacité de comprendre le langage demeure intacte.
  • La mémoire épisodique :  Des problèmes à apprendre (enregistrer et consolider) et à se rappeler (récupérer) des informations sur une base quotidienne, peuvent ne pas être présentes au début de la DCL, mais peuvent apparaître plus tard, au cours de la progression de la maladie.  En début d’évolution, les personnes atteintes de DCL ont plus de difficulté à récupérer l’information qu’à enregistrer et consolider l’information comme c’est le cas dans la MA.3,5

 

Troubles du mouvement

Les troubles moteurs ou parkinsonisme d’apparition spontanée

Les troubles moteurs de la DCL (non dus aux effets secondaires d’une médication comme les antipsychotiques) sont regroupés sous le terme de «parkinsonisme».   Ils sont ainsi dénommés parce qu’ils sont similaires à ceux retrouvés dans la maladie de Parkinson.  Ces deux maladies présentent d’ailleurs les mêmes anomalies (les corps de Lewy) qui mènent à la mort du cerveau.  Ces troubles entraînent entre autres des difficultés à marcher, à initier les mouvements tels que se lever d’une chaise, ainsi qu’une tendance à chuter.

  • Les tremblements au repos et d’action.  Le tremblement des mains au repos ressemble à un mouvement d’émiettement  du pain.
  • La rigidité des membres peut être très sévère dans la DCL.  Elle peut également entraîner une réduction des expressions faciales dans le visage des patients.
  • Un ralentissement moteur.
  • Une posture anormale, courbée vers l’avant.
  • Les troubles moteurs sont plus symétriques dans la DCL que dans la maladie de Parkinson.  Contrairement aux troubles moteurs apparaissant dans la maladie de Parkinson et qui sont plus sévères sur un côté du corps que sur l’autre (asymétrie), ceux de la DCL sont plutôt symétriques (de même sévérité des deux côtés du corps).  
  • Une moins bonne réponse au traitement antiparkinsonien. Ce traitement visant à réduire les troubles moteurs peut en effet ne pas être aussi efficace que chez les personnes souffrant de la maladie de Parkinson.3

 

Les troubles psychologiques et comportementaux

De même que les troubles cognitifs et parkinsoniens, ces troubles peuvent apparaître dès le début de la maladie, ou plus tard.  Ils sont beaucoup plus fréquents chez les personnes atteintes de DCL que chez les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou de la maladie de Parkinson avec démence.5,6

  • Hallucinations visuelles : Les patients avec DCL souffrent souvent, dès le début de la maladie, d’hallucinations visuelles complexes et récurrentes.  En d’autres mots,  ils voient des choses qui n’existent pas, mais qui leur apparaissent pourtant très réelles.  Ces hallucinations sont souvent animées et incluent des adultes ou des petits enfants, des membres décédés de la famille, ou de petits animaux.  Au début de la maladie, ces hallucinations ne sont que visuelles, dépourvues de son, d’odeur ou de sensation tactile.  Par la suite, des hallucinations dans d’autres modalités sensorielles (auditive, olfactive, tactile) peuvent s’ajouter.
  • Délires : Les personnes atteintes de DCL peuvent également présenter, plus tard dans la maladie, des délires, c’est-à-dire de fausses croyances dont il est impossible de les dissuader.  Ces fausses croyances sont fréquemment de nature paranoïde.  Autrement dit, elles sont fortement empreintes d’une méfiance inappropriée, comme les délires d’infidélité ou du voleur (lorsque des objets mal rangés ne sont pas retrouvés).  Le délire de l’imposteur est aussi très fréquent : le patient croit que son conjoint ou tout autre proche a été remplacé par un imposteur.
  • Dépression et anxiété : Comme dans la maladie d’Alzheimer et la plupart des maladies neurodégénératives, certains symptômes de la dépression ou un diagnostic de dépression ainsi que les symptômes ou les troubles d’anxiété sont assez communs à un moment donné ou à un autre de la DCL.
  • Apathie : Elle est définie par certains spécialistes comme étant un manque de réactivité aux stimulations internes (motivation personnelle) ou externes (environnement).   Cette perte de réactivité fait en sorte que le patient aura de la difficulté à initier une action, un travail ou une tâche ménagère. L’apathie a de graves conséquences sur le fonctionnement quotidien des patients DCL.
  • Problèmes du sommeil «REM» : Ces difficultés surviennent pendant la phase du sommeil où surviennent les rêves.  Normalement, pendant cette phase, le tonus musculaire est aboli, sauf le mouvement rapide des yeux sous les paupières, d’où l’acronyme anglophone REM pour «Rapid Eye Movement». Les problèmes du sommeil REM des patients DCL se manifestent par des rêves désagréables et un comportement nocturne anormal tel que crier, donner des coups de poing et des coups de pieds, sauter ou tomber en bas du lit.  Cela peut entraîner des blessures pour le patient lui-même ou le partenaire qui partage son lit.  Plusieurs études scientifiques ont démontré que ces problèmes du REM peuvent être une manifestation précoce de la DCL, plusieurs années avant que les autres manifestations typiques de la maladie n’apparaissent.5,6,7,8

 

Séquence temporelle des manifestations

Les troubles cognitifs de la DCL généralement précèdent ou surviennent en même temps que les troubles moteurs, ou encore au même moment ou avant les hallucinations visuelles. Plus précisément, pour améliorer la certitude du diagnostic de DCL, les troubles cognitifs doivent survenir tout au plus une année après les troubles moteurs. Si ces derniers sont remarqués en premier, et de façon isolée pendant plus d’un an, un diagnostic de maladie de Parkinson avec troubles cognitifs sera plus probable.3,5,8

 

Autres manifestations de la maladie pouvant ou non être présentes et dont la présence peut suggérer ou supporter le diagnostic de la DCL  

  • Une sensibilité sévère aux neuroleptiques (c’est-à-dire aux antipsychotiques) pouvant entraîner des complications médicales, l’aggravation des symptômes moteurs, et même le décès du patient.   
  • Des chutes répétées sans cause apparente;
  • Des pertes de conscience inexpliquées et transitoires,
  • L’hypotension orthostatique qui consiste en une baisse sévère et rapide de la pression artérielle lors d’un changement de position du corps (couché à assis; assis à debout, etc.).
  • Une constipation
  • Fréquence ou incontinence urinaire.1,3,8

 

Les traitements disponibles

Certains médicaments existent pour le traitement de la DCL. Ils peuvent être obtenus avec une prescription du médecin. Pour le traitement des troubles cognitifs et psychologiques, incluant les hallucinations visuelles, donepezil (Aricept®) et rivastigmine (Exelon®), qui sont également utilisés dans le traitement de la maladie d’Alzheimer, ont démontré des effets bénéfiques. Cependant, rivastigmine entraîne plus d’effets adverses, tels que des problèmes gastro-intestinaux.  L’action de chacun de ces médicaments permettrait d’optimiser la disponibilité de l’acétylcholine dans le cerveau des patients. Or ce neurotransmetteur se retrouve en quantité insuffisante dans le cerveau des personnes atteintes de la DCL, dès le début de la maladie. L’action des médicaments visent alors à compenser la perte de ce neurotransmetteur.  

D’autres médicaments, les antipsychotiques, sont traditionnellement administrés aux personnes qui ont des hallucinations ou des délires.  Avec les personnes atteintes de DCL présentant ces troubles, il peut s’avérer dangereux d’administrer ces médicaments en raison de la sensibilité aux neuroleptiques inhérente à la DCL.

La lévodopa, un médicament antiparkinsonien, vise à augmenter la quantité de dopamine dans le cerveau des patients DCL chez qui il y a une réduction anormale de dopamine.  La lévodopa peut soulager quelque peu les symptômes moteurs des patients avec DCL.9

 

Que faire si vous soupçonnez la présence de la DCL?

Il est recommandé de consulter d’abord son médecin de famille lorsqu’une personne croit que l’une ou plusieurs des fonctions énumérées précédemment se sont détériorées.  Le médecin tentera d’obtenir différentes informations sur les plaintes cognitives et la présence des autres manifestations de la maladie. Pour cette première visite ainsi que pour les visites ultérieures et avec d’autres professionnels de la santé, il est important que la personne se fasse accompagnée d’un proche qui la connaît bien, car le médecin aura besoin de recueillir des informations auprès de ce proche, entre autres pour juger à quel point les difficultés cognitives ressenties ou perçues par le patient ont pu être observées par des tiers et peuvent avoir des retentissements dans la vie quotidienne du patient et de son entourage.  Il arrive aussi qu’un proche soit mieux en mesure de documenter les manifestations de la maladie telles que les fluctuations cognitivesSuite à cette entrevue, le médecin pourra recommander à la personne de subir des examens médicaux ou radiologiques supplémentaires et de consulter un neuropsychologue pour un examen plus approfondi de ses capacités cognitives et de ses comportements.  D’autres spécialistes, tels qu’un neurologue, un psychiatre, un ergothérapeute et un travailleur social pourront également être consultés pour le diagnostic, et avec le neuropsychologue, pourront planifier un traitement et un aménagement de l’environnement pour optimiser le bien-être et la qualité de vie de la personne atteinte de DCL.  

 

Sites internet

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter les sites suivants en français :

En anglais :

 

 

Auteure

De 1997 à 1999, madame Simard est chercheure postdoctorale au Département de psychiatrie de l’Université de Toronto et au Baycrest Centre for Geriatric Care. Elle occupe ensuite un poste de professeure régulière à l’École de psychologie de l’Université de Moncton pendant un an et retourne au Département de psychiatrie de l’Université de Toronto où elle occupe aussi, pendant un an, un poste de professeure. Elle se joint au corps professoral de l’École de psychologie de l’Université Laval en 2003.  En 2011, elle a été professeure invitée à l’Université Lyon 2, en France.  Spécialisée en neuropsychologie gériatrique et en neuropharmacologie, les intérêts de recherche de madame Simard portent sur le diagnostic précoce des démences et de leurs phases précliniques et prodromiques, ainsi que sur le traitement des démences neurodégénératives en utilisant la remédiation/ réadaptation cognitive.

 

Références

  1. Walker Z, Possin KL, Boeve B, Aarsland D.   Non-Alzheimer’s Dementia 2: Lewy body dementias.  The Lancet 2015; 386: 1683-1697.
  2. Goodman RA, Lochner KA, Thambisetty M, Wingo TS, Posner SF, Ling SM.   Prevalence of dementia subtypes in U.S. Medicare fee-for-service beneficiaries, 2011-2013.  Alzheimer’s & Dementia 2016; May 10. pii: S1552-5260(16)30052-8. doi: 10.1016/j.jalz.2016.04.002. [Epub ahead of print]
  3. Gomperts SN.  Lewy Body Dementias: Dementia with Lewy Bodies and Parkinson Disease Dementia. Continuum  (Minneap Minn) 2016; 22: 435-463.
  4. Graff-Radford J., Lesnick TG, Boeve BF, Przybelski SA, Jones DT , Senjem ML et al. Predicting Survival in Dementia with Lewy Bodies with Hippocampal Volumetry. Movement Disorders 2016; 31: 989-994.
  5. Simard M, van Reekum R, Cohen T.  Review of Cognitive and Behavioral Symptoms in Dementia with Lewy Bodies.  The Journal of Neuropsychiatry and Clinical Neurosciences 2000; 12: 425-450.   
  6. Chiu PY, Tsai CT, Chen PK, Chen WJ, Lai TJ.  Neuropsychiatric Symptoms in Parkinson’s Disease Dementia Are More Similar to Alzheimer’s Disease than Dementia with Lewy Bodies: A Case-Control Study.  PLoS One 2016; 11(4):e0153989. doi: 10.1371/journal.pone.0153989. eCollection 2016.
  7. Heller J, Brcina N, Dogan I, Holtbernd  F, Romanzetti  S, Schulz JB et al. Brain imaging findings in idiopathic REM sleep behavior disorder (RBD) – A systematic review on potential biomarkers for neurodegeneration, Sleep Medicine Reviews  2016, http://dx.doi.org/10.1016/j.smrv.2016.06.006   
  8. McKeith IG, Dickson DW, Lowe J,  Emre M, O’Brien, JT, Feldman H et al. Diagnosis and management of dementia with Lewy bodies-Third report of the DLB consortium.  Neurology 2005;65:1863–1872.
  9. Stinton C, McKeith IG, Taylor J-P, Lafortune L, Mioshi E, Mak E  et al.  Pharmacological Management of Lewy Body Dementia: A Systematic Review and Meta-Analysis. American Journal of Psychiatry 2015; 172: 731-742.