4. Sur le plan technique, quelles sont les recommandations pour favoriser le succès de l’évaluation à distance?

Catégories: Téléneuropsychologie.

Nous recommandons de consulter le site de l’OPQ pour les recommandations techniques en lien avec la téléthérapie, lesquelles sont aussi pertinentes pour la téléneuropsychologie :

De plus, voici quelques recommandations techniques en lien avec l’administration des tests :

  • Qualité de la communication par vidéoconférence
    • Prévoir un autre numéro de téléphone (client ou proche) pouvant être utilisé en cas d’urgence ou de problème technique.
    • Planifier du temps de configuration et de réglage lors de la première rencontre afin d’assurer une communication optimale.
    • Si le client utilise une communication sans fil (wifi), lui recommander de se placer à une distance la plus faible possible de son routeur sans fil puisqu’une trop grande distance ou des obstacles (mur, étage différent) peuvent nuire à la fiabilité de la connexion et perturber la qualité de la communication par vidéoconférence.
    • Inciter le client à limiter la quantité d’applications ouvertes sur son ordinateur qui peuvent utiliser les ressources internet ou de l’ordinateur. Fermer les autres programmes en cours d’utilisation est particulièrement utile si ce n’est pas un appareil récent.
    • Si la vitesse de connexion internet est limitée (selon le service acheté de son fournisseur), il peut être utile de demander aux proches de s’abstenir d’utiliser des services qui sollicitent la connexion internet au moment du rendez-vous (ex.: Netflix, jeux d’ordinateur ou console en ligne).
  • Sécurité de la communication
    • Confirmer que les appareils utilisés par le client sont connectés à son réseau wifi personnel pour maximiser la sécurité et la vitesse de connexion et lui éviter des frais reliés à la consommation de ses données mobiles.
    • Ne pas permettre de connexion sur des réseaux publics, partagés ou non sécurisés (wifi).
    • S’assurer de garder vos systèmes d’exploitation (Mac OS, Windows, iOS, Android) et logiciels à jour. Se référer à la procédure Zoom pour la mise à jour du Client Zoom.
    • Assurez-vous que vos logiciels antivirus et anti logiciels malveillants sont à jour et que votre système soit analysé périodiquement (avec certaines versions gratuites, il est souvent nécessaire de démarrer l’analyse manuellement).
    • Protégez vos comptes de logiciels de vidéoconférence par un mot de passe unique (non utilisé ailleurs) et suffisamment complexe.
    • Incitez votre client à garder également à jour ses appareils avant votre première rencontre avec lui.
  • Procédure de connexion
    • Fournir à votre client une procédure de connexion spécifique au logiciel de communication que vous utilisez. Consultez notre page internet pour un exemple de procédure à suivre pour Zoom.
    • Sur les appareils mobiles, il n’est souvent pas possible d’établir une communication en vidéoconférence par le navigateur internet, contrairement à un ordinateur Mac ou PC. Il est nécessaire de télécharger au préalable l’application mobile dédiée selon l’appareil utilisé (Apple Store ou Google Play store).
    • Après avoir suivi le lien de la réunion initiée par Zoom, le client doit habituellement s’assurer d’autoriser l’accès à la caméra et au microphone de son appareil en sélectionnant dans un menu ou au bas de la fenêtre du logiciel des options telles que “utiliser l’audio de l’ordinateur” ou “Appeler en utilisant internet” sur un appareil mobile.
  • Caractéristiques des appareils
    • Réaliser des essais avec vos collègues qui utilisent divers appareils comparables à ceux de vos clients avant de débuter vos rencontres formelles.
    • S’assurer que votre client ait accès à un écran d’une grandeur minimale (généralement au moins 13 pouces) afin que les stimuli soient suffisamment gros. Notez que certaines plateformes de téléconférence réduisent la taille des images, donc le clinicien doit vérifier la taille de l’image avant la séance d’évaluation.
    • Prendre en note l’équipement précis de votre client afin de le mentionner dans votre rapport au besoin.
    • Un écran de tablette de format habituel (iPad de 9,7 pouces) pourrait aussi convenir, mais engendre une réduction de la taille des stimuli de 40 à 70% de la taille d’origine selon le matériel de test utilisé.
      • Certaines tâches ne sont toutefois pas appropriées pour une présentation en mode partage d’écran sur une tablette de cette taille (p. ex.: lecture de l’Alouette).
      • Envisager que le client puisse zoomer l’image de votre partage d’écran (agrandir avec le geste des doigts), ce qui pourrait altérer la présentation désirée du test. Il vaut probablement mieux faire des essais préalables et agrandir vos stimuli originaux pour compenser la modification de taille lors du partage d’écran selon le type d’écran utilisé par votre client.
      • La présentation de stimuli sur des écrans extrêmement grands n’a pas été examinée, donc la même précaution s’applique.
    • L’utilisation par votre client d’un téléphone intelligent ou d’une tablette de petite taille (ex.: iPad mini) n’est pas recommandée pour la fonction de partage d’écran, bien qu’il soit possible de s’en accommoder pour certains tests selon la taille des stimuli. Ces appareils peuvent toutefois convenir pour assurer la communication vidéo pour la rencontre.

*** Vous trouverez sur cette page sous l’onglet «télépratique» les recommandations de Pearson en ce qui a trait à l’environnement audiovisuel. Des recommandations spécifiques aux sous-tests du WISC-V sont aussi résumées ici.

  • Utilisation des logiciels
    • Vérifiez régulièrement que l’écran que vous partagez à votre client n’est pas obstrué par la fenêtre de vidéoconférence illustrant les personnes participant à la rencontre. Il y a moyen dans certains logiciels de réduire la taille de cette dernière afin de minimiser l’empiètement ou la réduction de la taille de ce qui est présenté lors du partage d’écran.
    • Certains logiciels offrent à l’animateur (hôte) de contrôler à distance l’ordinateur de son participant, ce qui pourrait être utilisé pour vérifier l’affichage sur l’écran du client.
    • Désactivez les possibilités d’enregistrement et de capture d’écran (voir procédure pour zoom citée plus haut. Ces précautions permettent de mieux préserver la valeur méthodologique et métrologique des tests (article 50 du code de déontologie des psychologues). Bien sûr, l’évaluation en télé-neuropsychologie rend la psychométrie plus vulnérable à cet égard. Une capture d’écran peut être empêchée au sein du logiciel de vidéoconférence, mais tout utilisateur le moindrement débrouillard peut enregistrer ou faire une capture d’écran par un autre moyen notamment à partir des applications du système d’exploitation (Mac OS, iOS, Windows). Cette intention est généralement rare dans l’ensemble de la clientèle évaluée, mais peut être surreprésentée dans certains contextes de pratique (p. ex.: expertises). Il est recommandé d’aborder la question de l’interdiction d’enregistrement dans le consentement initial du client à la télé-neuropsychologie et il est requis d’aviser au préalable le patient s’il devient nécessaire d’enregistrer ou de prendre un capture d’écran au cours de l’évaluation.
    • Utilisez les fonctions d’annotation du partage d’écran uniquement si la tâche le requiert. Ces fonctions peuvent permettre d’administrer certaines tâches à l’aide d’une tablette et d’un stylet, mais permettent également assez facilement au client de prendre des captures d’écran directement à partir du logiciel de vidéoconférence.
    • La présentation de stimuli par l’utilisation des fonctions de partage d’écran permet généralement une meilleure qualité et un plus grand contrôle que le fait de montrer le livret à la caméra.
    • Évitez de présenter des enregistrements audio par le biais du microphone de votre appareil. Cette façon de faire ne permet pas une qualité audio suffisante pour bien discriminer les stimuli. La voix est généralement bien détectée, mais d’autres types de sons sont moins bien reproduits. Le cas échéant, il est plutôt préférable d’utiliser la fonction de partage d’écran du logiciel de vidéoconférence en sélectionnant la fenêtre de votre lecteur média. Il est parfois nécessaire d’activer une option spécifique à cet égard. Par exemple, avec Zoom, il faut cocher l’option “Partager le son de l’ordinateur” en bas de la fenêtre de partage d’écran. Cette façon permet de transmettre directement le son diffusé de votre ordinateur de qualité optimale.