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  • WAIS-IV abrégé

    Posted by Julie Pelletier on 17 octobre 2013 à 21 h 21 min

     

    Bonjour, j’aimerais savoir si certains d’entre vous utilisez des versions abrégées du WAIS-IV, permettant d’estimer un QI lorsque c’est nécessaire. Dans son livre “ASSESSMENT with the WAIS-IV”, Sattler propose certaines combinaisons mais je me demandais si vous aviez vu d’autres propositions ailleurs. Merci

     

    Simon Lemay répondu Il y a 8 années, 4 mois 6 Membres · 7 Réponses
  • 7 Réponses
  • Mélanie Duclos

    Membre
    17 octobre 2013 à 21 h 21 min

    J’utilise régulièrement le WAIS-4 avec les sous-tests Similitudes, Vocabulaire pour l’échelle de compréhension verbale et Blocs, Matrices pour le raisonnement perceptif. Le logiciel informatique permet d’obtenir les QI de ces deux échelles et par conséquence le GAI. Je ne fais plus le WAIS au complet considérant le peu que ça m’apporte avec ma clientèle en psychiatrie.

  • Genevieve Primeau

    Membre
    17 octobre 2013 à 21 h 21 min

    Je fais comme toi Mélanie Duclos, en m’inspirant du WASI. Selon le manuel ‘Assment…’, cette combinaison est peu reliée au QI global par contre. Mais je trouve que ça m’est très utile pour estimer le QI, pcq les autres index sont presque systématiquement affectés chez ma clientèle.

  • Julie Pelletier

    Membre
    17 octobre 2013 à 21 h 22 min

    Merci, comme le logiciel ne fonctionnait pas à notre institution, je ne savais pas qu’il pouvait calculer un QI équivalent à la WASI avec ses 4 sous-tests correspondants. Je préfère aussi utiliser le GAI au QI global avec ma clientèle, mais il est calculé à partir des 6 sous-tests de IRP et ICV. Je trouve un peu particulier par ailleurs que selon le manuel “assesment….”, cette combinaison des 4 sous-tests soit peu reliée au QI global et que la WASI-II soit sortie??. D’ailleurs, à ma connaissance, aucune des combinaisons proposées par ce manuel de Sattler n’utilise ces 4 sous-test.

  • Julie Brosseau

    Membre
    22 octobre 2013 à 12 h 44 min

    Pour ma part, je suis plutôt réticente à faire des QI abrégés. J’avais fait l’exercice avec le WAIS-III pour quelques patients et je n’arrivais pas aux mêmes conslusions selon que j’utilisais le WAIS ou le WAIS abrégé. Le WAIS abrégé est certainement un bon reflet du QI lorsque le profil est homogène ce qui est rarement le cas chez mes patients.

  • Simon Lemay

    Membre
    23 octobre 2013 à 16 h 47 min

    Pour la majorité de mes patients, je n’administre généralement que quelques sous-tests du WAIS-IV pour les fins de l’éval neuropsy (en gériarie et gérontopsychiatrie).

    Lorsqu’il m’arrive d’évaluer le fonctionnement intellectuel (clientèle adulte en psychiatrie surtout), j’administre toujours le WAIS-IV au complet. Les nouveaux critères d’arrêt et l’optimisation du temps d’administration du WAIS-IV (ex.: on a plus à se taper 6 erreurs consécutives au sous-test vocab) m’incitent maintenant à utiliser les 10 sous-tests.

    Selon le manuel du WAIS-IV, le temps d’administration moyen au Canada est de 71 min (encore moins long aux USA) et 95% des gens le complètent en 102 minutes. L’administration est encore plus brève en cas de faibles capacités intellectuelles.

    Je crois que le gain en temps des formes abrégées était nettement plus appréciable avec le WAIS-III. À mon avis, il vaut la peine d’investir une vingtaine de minutes de plus pour obtenir tous les indices: permet de raffiner l’interprétation. Si on utilise le WASI tel que proposé par Mélanie et Geneviève pour estimer le QI, il manque quand même peu de tests et certains parmi ceux-ci sont utilisés dans la plupart de mes évals: empan, code, symbol search). De plus, le choix d’utiliser le GAI plutôt que le QI devrait être guidé par les résultats (ex.: hétérogénéité) et non pas par une décision à priori de ne faire passer que les 6 sous-tests. Ce n’est pas pour rien que les indices de mémoire de travail et de vitesse de traitement de l’info sont retenus pour estimer le fonctionnement intellectuel.

    Comme le souligne Julie, je suis d’accord qu’il faut éviter d’interpréter le QI lorsqu’il y a une hétérogénéité significative dans les résultats: c’est vrai pour le QI avec 10 sous-tests, mais encore plus pour une version abrégée. En ce sens, je trouve fort judicieux les recommandations dans Essentiel (Kaufman) qui proposent un manque d’homogénéité (unitary) selon la règle du 1.5et soit 5 points d’écart entre les sous-tests d’un même indice ou 23 points d’écart entre les indices.

    Néanmoins, il peut être parfois utile de recourir à des formes abrégées dans certaines circonstances notamment avec certains patients plus fatigables. On peut parfois se dépanner avec les règles du prorata si vous êtes mal pris (encore une fois j’en ferait pas un choix à priori: il vaut peut-être mieux s’y rabattre plutôt que de contaminer les résultats par la fatigue ou un manque de motivation). Le WASI est certainement un bon choix pour des contraintes de temps d’admin.

    Il y a aussi ceci:

    Sattler (2009) Assessment with the WAIS-IV Tableau A-9. Meilleures combinaisons de 2,3,4 ou 5 sous-tests pour estimer le QI (je n’ai pas consulté cette référence, mais j’avais déjà vu les tables de Sattler pour le WAIS-III)

     

    La version courte à 7 tests de Ward (1990) a aussi été validée pour le WAIS-IV (Meyers et al., 2013)

    Similitudes, Séquence de chiffres, Information, Arithmétique,  Blocs, Code, Images à compléter. Par contre, cette version est moins intéressante puisqu’elle utilise images à compléter un test supplémentaire qui a été remplacé par d’autre tests mieux corrélés avec le QI et les indices.

  • Alexandre St-Hilaire

    Membre
    14 septembre 2014 à 0 h 15 min

    Bonjour,

    Tout cela est bien intéressant. Je me demandais toutefois si certains calculent des QI prémorbides. Les estimés de QI discutés plus haut estiment le QI actuel, mais quant est-il du prémorbide ? J’ai lu plusieurs choses à ce sujet (moyenne des 3 meilleurs sous-tests, droites de régressions à partir de variables sociodémographiques, utilisation du Peabody, utilisation de la combinaison vocabulaire-matrices avec les tables de Sattler). Bref, plusieurs propositions, mais peu de consensus. Cela me semble encore moins évident lorsque le profil est hétérogène (ce qui est souvent le cas). Des idées ?

     

    Merci,

    Alexandre St-Hilaire

    Doctorant en neuropsychologie

  • Simon Lemay

    Membre
    8 juillet 2015 à 13 h 47 min

    J’ai trouvé cet article récent qui évalue les combinaisons de 2 sous-tests du WAIS-IV qui fournissent le meilleur estimé du QI et du GAI. Utile à considérer si le temps est restreint ou la collaboration est douteuse http://acn.oxfordjournals.org/content/early/2015/06/08/arclin.acv035.short?rss=1

    L’étude a été réalisée chez une population clinique avec des patients avec un trouble neurologique connu ou suspecté, ce qui est une bonne chose car il est envisageable de retrouver davantage d’hétérogénéité dans une population clinique que chez des sujets normaux, ce qui aurait pu diminué la valeur prédictive des duos.

    Le meilleur duo est vocabulaire (V) et blocs (BD). Évidemment, on prédit mieux le GAI que le Qi étant donné que le QI est aussi influencé par l’IMT et l’IVT. Pour tout l’échantillon (i.e. peu importe la valeur du QI), le % de sujets dont le QI estimé se situe à moins de 5 et 10 points du QI réel est respectivement de 54% et 94% tandis que pour le GAI les valeurs correspondantes sont 76 et 96%. On se rend compte de la précision limitée pour cet estimé en particulier pour le QI: 1/2 sujets est à plus de 5 points, ce qui change une interprétation clinique… Vous me direz aussi que V et BD ce ne sont pas les tests les plus courts à faire et je vous l’accorde! D’autres duos plus brefs sont également valables et sont présentés dans l’article. Le sous-test qui expliquait le plus de variance du QI ou du GAI est BD, ce qui pourrait toutefois pas être le cas si votre patient a des problèmes moteurs.

     

    Il me semble aussi y avoir des valeurs moindre lorsqu’on considère la prédiction seulement chez les QI >100 probablement en raison de la plus grande possibilité d’hétérogénéité des scores (les n sont limités pour les sous-groupes par contre et je n’ai pas vu d’analyse formelle à ce sujet dans l’article).

     

    Bref, cet article permet d’avoir une idée rapide si on est mal pris. mais la prudence est de mise dans l’interprétation et je n’en ferai certainement pas une utilisation routinière. Je vais quand même vérifier certaines correspondance avec mes données cliniques. L’article fournit des tableaux pour convertir la somme des scores pondéré aux 2 sous-tests en QI et en GAI.