Archives de l'auteur Simon Lemay

La rémunération des internats en psychologie

août 29, 2016 4:19 Publié par Commentaires fermés sur La rémunération des internats en psychologie

L’AQNP invite la population à appuyer la cause des doctorants en psychologie en signant la pétition pour la rémunération de leurs internats. https://www.assnat.qc.ca/fr/exprimez-votre-opinion/petition/Petition-6159/index.html

Voici les faits concernant les internats et la formation des doctorants en psychologie :

  • L’internat n’a jamais été rémunéré au Québec. Ceci correspond à 1600 heures de travail bénévole dans le réseau, ce qui représente 228 jours ou un peu plus de 45 semaines à plein temps.

  • Les doctorants doivent débourser entre 1 300 $ et 6 000 $ de frais de scolarité pendant leur année d’internat non rémunéré.

  • Les doctorants arrivent dans le réseau public après au moins six ans d’études universitaires, soit 3 ans de baccalauréat et 3 ans de doctorat.

  • Les doctorants complètent déjà un stage de 700 heures avant leur internat. Ce stage non rémunéré leur permet d’appliquer leurs connaissances et d’acquérir une expérience de base dans la pratique clinique. Ce stage restera non rémunéré. L’internat permet aux étudiants d’acquérir une expérience clinique auprès de la clientèle dans le réseau public sous la supervision d’un psychologue d’expérience.

  • Depuis 2006, il est nécessaire d’avoir un doctorat pour pratiquer comme psychologue et neuropsychologue. Contrairement aux générations antérieures d’étudiants, les doctorants ne peuvent donc plus obtenir une maîtrise pour travailler à temps partiel comme psychologue lors de leurs études doctorales, ce qui augmente significativement leur niveau d'endettement.

 Pourquoi est-il légitime de rémunérer les internats des doctorants en psychologie?

  • Parce qu’ils assument 80% de la tâche d’un psychologue en cours d’internat et qu’ils contribuent à réduire les listes d’attente en psychologie. Leur clientèle est constituée de patients vulnérables qui présentent des problèmes de santé mentale et/ou des troubles cognitifs.

  • Parce que seuls les médecins ont une formation comparable aux psychologues lorsqu’ils arrivent dans le réseau public et que ceux-ci sont rémunérés pour leur travail en cours de formation (résidence en médecine).

  • Parce que les doctorants en psychologie du Québec sont les seuls au Canada à ne pas être rémunérés pour leur internat.

  • Parce qu’il s’agit d’une mesure d’attraction utile pour inciter les jeunes psychologues à rester dans le réseau public dans un contexte où plusieurs d’entre eux choisissent de pratiquer en clinique privée et ce, de plus en plus précocement au début de leur carrière.

  • Parce qu’il n’est pas raisonnable de faire persister une précarité financière pendant leurs études sachant que les psychologues sont les professionnels qui arrivent le plus tardivement sur le marché de travail, ce qui repousse l’âge de la retraite et représente une perte financière très significative par rapport aux autres professions qui arrivent plus tôt dans le réseau en raison d’une moins longue durée d’étude.

Les effets de l’absence des internes ne se font pas encore sentir dans le réseau public étant donné que les internats ne débutent qu’au début du mois de septembre. Toutefois, il est urgent d’agir maintenant puisqu’une absence d'internes aura certainement des conséquences importantes à court, moyen et long terme sur les listes d'attente dans le réseau public.

Les membres du conseil d’administration de l’AQNP vous remercient de prendre quelques minutes de votre temps pour appuyer les doctorants en signant la pétition visant à obtenir une rémunération pour leur internat.


Boycott des stages et internats

juin 18, 2016 11:09 Publié par Commentaires fermés sur Boycott des stages et internats

MONTRÉAL, le 18 juin 2016

Objet: Boycott des stages et internats

Les syndicats qui représentent les psychologues dans le réseau public de la santé ont annoncé en début d’année une entente de principe avec le gouvernement dans le cadre du renouvellement de leur convention collective (12 janvier 2016 pour l’APTS et 8 mars 2016 pour la CSN). Cette entente a été entérinée dans les semaines suivantes lors de votes en assemblées générales (annonce de l’APTS le 9 mars 2016 et le 22 avril pour la CSN), ce qui a mis fin aux moyens de pression des syndicats. Actuellement, l’entente de principe est adoptée, mais les syndicats travaillent encore avec le gouvernement sur les textes en vue de la signature finale de la convention collective. Dans le cadre de cette entente, le gouvernement a accepté de réinstaurer la prime d’attraction-rétention qui était versée aux psychologues qui travaillaient dans le réseau à raison de 4 ou 5 jours par semaine. Cette prime, qui avait été abolie à la fin mars 2015, sera finalement versée de manière rétroactive aux psychologues concernés du réseau de la santé et appliquée, selon les mêmes modalités, aux psychologues du réseau de la santé et de l’éducation (psychologues scolaires).

Bien que cette prime vise notamment à inciter les psychologues à travailler à temps plein dans le réseau public, le recrutement de psychologues demeure difficile puisqu’une majorité choisit tout de même de travailler en partie ou en totalité dans le secteur privé. Par conséquent, de nombreux postes de psychologues sont actuellement vacants ou non remplacés dans le réseau public. Cette situation de “pénurie artificielle” prive la population de l’expertise des psychologues par un manque d’accès à des évaluations et des interventions (psychothérapie, réadaptation) psychologiques et neuropsychologiques.

Pour l’AQNP, le problème de l’accessibilité gratuite aux évaluations et interventions des neuropsychologues dans le réseau public demeure très préoccupant. Il apparaît toutefois évident qu’il faudra faire mieux que de simplement reconduire cette prime déjà appliquée de 2012 à 2015 pour convaincre les psychologues du privé à venir travailler dans le réseau public. Une augmentation de la rémunération applicable à tous les psychologues du réseau (indépendamment du nombre d’heures travaillées) est certainement un des moyens les plus efficaces pour favoriser l’attraction et la rétention dans le réseau public. De plus, l’accès à l’expertise des neuropsychologues requiert également la création de postes supplémentaires dans le réseau public.

La rémunération des internats pour les doctorants en psychologie s’avère une avenue supplémentaire pouvant optimiser l’attraction dans le réseau public. Avant même d’entamer leurs internats, les internes doivent avoir complété la majeure partie de leur formation doctorale et 700 heures d'un premier stage (practicum) souvent réalisé à l'université. Les 250 doctorants qui entreprennent leur internat chaque année au Québec acquièrent rapidement de l'autonomie et enrichissent les milieux d’internats par leurs connaissances. De plus, selon les calculs de la Fédération interuniversitaire des doctorant.e.s en psychologie du Québec (FIDEP), ce sont 12 000 patients québécois qui sont évalués/traités annuellement par les stagiaires et internes en psychologie. Or, les doctorants accumulent leur expérience clinique sans aucune forme de rémunération pour les 1600 heures de travail accomplies lors de l’internat.

Dans le but d’obtenir une juste rémunération des internats, les doctorants se sont joints au boycott des internats initié à l’automne 2015 par les psychologues dans le contexte de l’abolition de la prime. Les doctorants ont également décidé d’appliquer le boycott aux stages (practica), ce qui a été approuvé par un vote dans six universités. La FIDEP a produit un document synthèse à ce propos qui est disponible à l’adresse suivante: tinyurl.com/docu-fidep. Soulignons que les internes en psychologie du Québec seraient les seuls en Amérique du Nord à ne pas être rémunérés. Dans ce contexte, leur dette moyenne au moment de la diplomation est de 21 000$, et il s’agit d’ailleurs d’une raison majeure pour laquelle la majorité se dirige vers le secteur privé au terme de leurs études.

Malgré le retour anticipé de la prime d’attraction/rétention dans la foulée de la signature de la nouvelle convention collective, les psychologues ont décidé de poursuivre le boycott des internats dans la quasi-totalité des milieux cliniques afin de dénoncer le manque d’accès à leurs services et en soutien aux doctorants dans le dossier de la rémunération de leurs internats. Selon un sondage réalisé par l’AQNP auprès de ses membres au début février 2016, près de 90% des répondants ont souhaité maintenir le boycott jusqu’à l’intégration de la prime d’attraction/rétention au salaire, et plus de 75% de ceux-ci se sont montrés d’accord avec le maintien du boycott jusqu’à ce que les doctorants obtiennent la rémunération des internats.

Il faut rappeler que les conséquences du boycott ne se font pas encore concrètement sentir dans le réseau public puisque les internats visés par le boycott débutent au mois de septembre prochain. Toutefois, la sélection des candidats est généralement complétée à la fin février et, jusqu’à maintenant, aucun des principaux établissements qui offrent des internats n’a amorcé le processus de sélection. De plus, la décision des étudiants de boycotter les stages (practicum) place déjà les universités devant des problèmes de gestion du personnel, notamment en lien avec les superviseurs de stage qui doivent être embauchés pour septembre prochain. L’AQNP espère que des développements significatifs auront lieu prochainement afin d’éviter d'accroître les problèmes d’accès aux services des psychologues dans le réseau public.

L’AQNP continuera de faire des représentations pour améliorer l’accès aux services des psychologues et neuropsychologues dans le réseau et réitère son appui à la FIDEP dans son objectif d'obtenir une rémunération appropriée de l’internat dans le réseau public. Il est d’ailleurs souhaitable que la formation des psychologues se poursuive dans le réseau afin d’assurer la formation d’une main d’oeuvre possédant des compétences adaptées aux besoins du réseau. L’apport des étudiants dans le réseau public est très significatif et cette première expérience de travail est certainement déterminante pour leur motivation à venir travailler dans le réseau public. Enfin, nous souhaitons que le gouvernement mise sur des mesures multiples et cohérentes afin de favoriser l’attraction des jeunes psychologues et la rétention des psychologues d’expérience dans le réseau public, ce qui inclut la bonification de la rémunération des psychologues dans le réseau public afin de diminuer l’écart avec la rémunération dans le secteur privé.

SOURCE: CA de l’Association québécoise des neuropsychologues (aqnp.ca)


Le dépliant de l’AQNP est disponible

novembre 11, 2015 10:54 Publié par Commentaires fermés sur Le dépliant de l’AQNP est disponible

Ce document présente, de façon succincte, des informations générales sur la neuropsychologie ainsi que les principaux motifs de consultation et les façons d'avoir accès aux services des neuropsychologues.  Téléchargez notre dépliant en format PDF. Les membres de l'AQNP peuvent obtenir gratuitement des exemplaires pour les remettre à vos collègues et les rendre disponible au public. Les dépliants sont distribués lors des événements de l'AQNP et peuvent être commandés par les membres en écrivant à membres@aqnp.ca pour une expédition par la poste moyennant le paiement des frais postaux.

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