Archives de l'auteur Marianne Chapleau

Comment se préparer pour la rentrée scolaire

août 31, 2017 2:17 Publié par Commentaires fermés sur Comment se préparer pour la rentrée scolaire

Dans l'article suivant, plusieurs chercheurs donnent leurs trucs aux étudiants pour bien performer et éviter d'être trop surchargé en cette nouvelle année scolaire, notamment : - Ne pas s'attendre à avoir 100% dans tous ses cours afin d'éviter une surcharge de travail. Il est normal d'avoir ses forces et ses faiblesses. - Ne pas s'engager à travailler à temps partiel avant de voir la charge de travail. Prendre le temps de s'adapter à son horaire du temps scolaire. - Prioriser le sommeil ! Une mauvaise hygiène de sommeil peut conduire à des symptômes anxieux et dépressifs. - Organiser son horaire du temps. Se munir d'un agenda, noter les délais et prioriser les tâches les plus importantes. Plusieurs applications existent pour t'aider à planifier ton horaire : Listastic, Any.do, Finish et To.do - Ne pas se comparer aux autres et ne pas se mettre trop de pression. - Ne pas hésiter à consulter les services en santé mentale disponibles sur le campus, ils sont là pour ça ! - Prendre le temps de socialiser et de se faire des amis. - Faire de l'exercice, notamment pour évacuer le stress. - Ne pas hésiter à demander de l'aide aux professeurs ou à leurs assistants. Lien vers l'article : https://www.theguardian.com/education/2017/aug/29/how-prepare-for-university-tips-students


Notre cerveau est-il réellement capable de “multitasking” ?

juin 26, 2017 9:42 Publié par Commentaires fermés sur Notre cerveau est-il réellement capable de “multitasking” ?

On entend souvent parler de l'expression "multitâche" ou "multitasking" en anglais, pour désigner le fait de réaliser deux actions en même temps. Par exemple, on parle souvent de multitasking lorsqu'un professionnel répond à un courriel tout en parlant au téléphone ou lorsqu'un étudiant fait ses devoirs tout en écoutant une émission à la télévision. Mais notre cerveau peut-il réellement réaliser plus d'une tâche à la fois en MÊME temps ? Des chercheurs français du Laboratoire de neurosciences cognitives de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM) se sont penchés sur cette question. Ceux-ci ont utilisé l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) pour analyser l’activité cérébrale de personnes qui effectuent plus d'une tâche à la fois. L'étude, publiée dans la prestigieuse revue Science en 2010, a montré que le cerveau n'est pas en mesure de réaliser plusieurs tâches de manière parfaitement simultanée. Il est vrai que plusieurs zones cérébrales peuvent s'activer exactement en même temps, mais le cerveau ne traite qu'une seule activité à la fois. Comment arrive-t-il à alterner très rapidement entre différentes tâches ? C'est grâce au lobe préfrontal, lequel est situé à l'avant du cerveau. En effet, celui-ci permet de gérer l'alternance d'une tâche à l'autre en environ 100 milisecondes (soit 0,1 seconde).

Toutefois, cette conclusion ne s'applique pas aux tâches qui sont automatiques et effectuées de façon inconscientes (ex: faire du vélo en chantant une chanson apprise par coeur). En effet, ces tâches peuvent être réalisées simultanément. Aussi, le multitasking est plus facile pour le cerveau lorsque les fonctions en jeu (ici, la motricité et le langage) ne sont pas en compétition. En effet, vous verrez que si vous tentez de suivre le fil d'une conversation tout en écrivant un texto, vous n'arriverez pas à faire les deux tâches exactement en même temps, puisque ces deux tâches s'appuient sur le langage. Résumé de l'article : http://www.scientifique-en-chef.gouv.qc.ca/…/ddr_le-cervea…/ Article scientifique original : http://science.sciencemag.org/conte…/…/328/5976/360.full.pdf


L’impact du stress en bas âge sur les symptômes dépressifs à l’âge adulte

juin 22, 2017 3:33 Publié par Commentaires fermés sur L’impact du stress en bas âge sur les symptômes dépressifs à l’âge adulte

En 2020, la dépression constituera la première cause de morbidité chez la femme, et la seconde chez l’homme (après les maladies cardio-vasculaires), selon l’Organisation mondiale de la santé. Elle peut, entre autre, être causée par un stress chronique ou excessif. Une récente étude effectuée à l’École de médecine de l’hôpital Mont Sinaï de New York a permis de mettre en lumière, à l'aide d'un modèle animal, que même le stress vécu chez les tout-petits occasionne une vulnérabilité face à la dépression à l'âge adulte. 

En effet, leurs travaux ont permis d’identifier une base moléculaire du stress, durant une période importante du développement de la jeune souris, qui programme la réponse au stress dans la vie adulte. Afin de tirer cette conclusion, l’équipe de Catherine Peña a montré que la perturbation des soins maternels chez le souriceau crée des changements dans des centaines de gènes qui protègent habituellement le cerveau de l'état dépressif, et ce même avant de pouvoir détecter des changements comportementaux. Le cerveau devient alors vulnérable à la dépression, plus précisément suite à l’apparition d’un stress supplémentaire. L'étude originale est disponible ici : http://science.sciencemag.org/content/356/6343/1185.full


Antidépresseurs durant la grossesse ?

mai 30, 2017 9:54 Publié par Commentaires fermés sur Antidépresseurs durant la grossesse ?

Deux nouvelles études publiées dans la revue JAMA en avril dernier suggèrent que le fait de prendre des antidépresseurs durant la grossesse n'augmente pas le risque que l'enfant soit atteint de TDA/H ou d'autisme. Des influences environnementales et génétiques seraient plutôt liées à l'apparition de ces troubles.

Ce message est donc réassurant pour les mères et les cliniciens qui doivent prendre une décision par rapport à l'utilisation d'antidépresseurs durant la grossesse. En effet, certaines études antérieures avaient questionnées la sécurité en lien avec la prise d'antidépresseurs lors de la grossesse.

Il est également important de garder en tête que la dépression non traitée durant la grossesse crée des risques pour l'enfant qui incluent le faible développement du foetus, la naissance prématurée et des problèmes développementaux. Certaines mères bénéficient seulement de psychothérapie, mais une dépression plus sévère nécessite fréquemment la prise d'antidépresseurs.

Vous pouvez consulter un article en anglais qui porte sur les deux études ici : https://www.sciencenews.org/article/autism-adhd-risk-not-linked-prenatal-exposure-antidepressants?mode=topic&context=69

 

 


Une nouvelle application pour vous aider à vous endormir

mai 10, 2017 10:31 Publié par Commentaires fermés sur Une nouvelle application pour vous aider à vous endormir

Vous avez de la difficulté à vous endormir ? Voici une application qui pourrait vous être bénéfique ! mySleepButton, ou BoutonDodo en français, a été mise sur pied par le chercheur Dr Luc Beaudoin de l'Université Simon Fraser en Colombie-Britannique. 

Le chercheur mentionne que pour s'endormir rapidement, il faut cesser de penser à des éléments stressants de la vie et se concentrer sur une tâche monotone. D’abord, il suffit de penser à un mot qui compte des lettres différentes, comme le mot oiseau. Ensuite, le chercheur suggère de penser à six listes de mots qui commencent par chaque lettre du premier mot choisi : o, i, s, e, a, u. L'auteur stipule que les participants de son étude ont réussi à s'endormir plus rapidement puisque la tâche permet d'être plongé dans un état qui est propice au sommeil.

Vous êtes curieux ? Apprenez-en plus sur l'application ici : https://mysleepbutton.com/boutondodo/


Le hand spinner dans les écoles

mai 5, 2017 3:11 Publié par Commentaires fermés sur Le hand spinner dans les écoles

Un nouveau gadget fait fureur dans les écoles : le hand spinner. Plusieurs jeunes trimbalent cette toupie en plastique dans les classes. Sur le site, il est inscrit que ce jouet aiderait à combattre le stress, l'anxiété, l'ennui et pourrait même aider les jeunes qui ont reçu un diagnostic de trouble de l'attention.

Le neuropsychologue Benoit Hammarrenger rappelle aux parents que l'efficacité de ce gadget n'a jamais été démontrée à l'heure actuelle. En effet, il ajoute que « ... si on stimule la motricité, donc via des contractions musculaires, ça permet de stimuler l'attention dans le cerveau. Ça, c'est démontré. En comparaison, le spinner en question, c'est une légère contraction du pouce et de l'index qui me paraît nettement insuffisante pour avoir le même effet. »

Consultez l'article original ici : http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1031541/un-nouveau-gadget-fait-fureur-dans-les-ecoles


Le TDA/H se présente de façon différente chez les filles vs chez les garçons

avril 11, 2017 2:49 Publié par Commentaires fermés sur Le TDA/H se présente de façon différente chez les filles vs chez les garçons

Connaissez-vous des enfants atteints du trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDA/H) ? Avez-vous l'impression que ce trouble ne se manifeste pas de la même façon chez un garçon vs chez une fille ? En fait, non seulement les garçons et les filles ne démontrent pas les mêmes comportements, certaines régions différentes du cerveau sont impliquées dans le trouble. Chez les garçons, les symptômes incluent généralement plus de difficulté au niveau du contrôle des impulsions. Les filles, quant à elles, ont souvent plus de difficulté à demeurer concentrées sur une tâche. Les études ont montré que ces différences comportementales sont observables dans la structure du cerveau : les garçons avec le TDA/H ont plus de changements de volume dans les aires prémotrices et motrices que les filles. Cela pourrait expliquer pourquoi ces derniers ont plus tendance à "être montés sur des ressorts".

Une récente a permis de mettre en lumière des différences au niveau du cervelet, une région impliquée dans la coordination des mouvements et l'équilibre. Les jeunes filles avec TDA/H montrent des réductions de volume au niveau de cette région comparativement à des filles sans TDA/H. On observe la même chose chez les garçons, mais à un niveau beaucoup moins prononcé que chez les filles.

Aussi, les différences semblent plus proéminentes dans des régions du cervelet qui contrôlent des fonctions motrices de haut niveau (i.e. régions qui nous aident à réguler notre attention et à planifier notre comportement). Ceci pourrait expliquer pourquoi les symptômes du TDA/H sont différents chez les filles vs chez les garçons.

Consultez l'article ici : https://www.sciencenews.org/article/more-brain-differences-seen-between-girls-boys-adhd?mode=topic&context=69


L’impact des téléphones intelligents sur le cerveau et le comportement

mars 23, 2017 1:19 Publié par Commentaires fermés sur L’impact des téléphones intelligents sur le cerveau et le comportement

Tab._new-samsung-tab-galaxy-p1000-mobile-phoneVous arrive-t-il de passer une journée complète sans regarder votre téléphone ? De nos jours, il est de plus en plus difficile de s'en passer. Non seulement nos téléphones cellulaires nous permettent de communiquer avec les autres, mais ils nous servent également de GPS, d'alarme, d'appareil photo et bien plus encore. Il s'avère donc extrêmement pertinent de se demander si cette révolution technologique entraîne des changements sur notre cerveau et nos comportements.

Selon Larry Rosen, un psychologue à la California State University, les téléphones intelligents ont un impact majeur sur notre comportement. Dans son étude, il a utilisé une application pour quantifier le nombre de fois que les participants (des étudiants universitaires) regardaient leur téléphone. En moyenne, ceux-ci regardent leur téléphone près de 60 fois par jour, chaque session durant environ 3 à 4 minutes, pour un total de 220 minutes en une journée ! L'auteur conclue que ce temps passé à regarder le téléphone a probablement un impact sur nos ressources attentionnelles pour l'environnement qui nous entoure et interrompt nécessairement nos activités de la vie quotidienne.

Par ailleurs, une seconde étude publiée dans Science a montré que les gens qui s'attendaient à pouvoir utiliser internet pour répondre à une série de questions faisaient moins d'efforts pour mémoriser et se rappeler des informations. Par exemple, pourquoi retenir un numéro de téléphone si on peut se fier à sa liste de contacts dans son téléphone ?

Suite à ces résultats, plusieurs questions restent toujours en suspens. Quel impact sur notre mémoire ces changements technologiques ont-ils ? Est-ce qu'ils influencent la façon dont on apprend, réfléchit et consolide l'information ? Plusieurs conséquences, autant positives que négatives, et dont nous ne sommes pas encore conscients à l'heure actuelle, pourraient être liées à l'apparition des téléphones intelligents.

Consultez l'article suivant pour en apprendre plus sur les changements cognitifs et psychologiques liés à l'apparition des téléphones intelligents.

 

 


Aucun soutien empirique pour supporter la théorie des styles d’apprentissage

mars 15, 2017 6:12 Publié par Commentaires fermés sur Aucun soutien empirique pour supporter la théorie des styles d’apprentissage

Plusieurs enseignants et autres professionnels de l'éducation s'inspirent des résultats des études en neurosciences à des fins de pratique éducationnelle. Par contre, il existe plusieurs mythes en lien avec certaines pratiques qui sont présentes dans les écoles, mais qui ne sont pas fondées sur des études empiriques. Notamment, la croyance que les étudiants vont mieux performer lorsque le professeur s'ajuste à eux selon leur style d'apprentissage n'est pas supportée par la science. 

Les auteurs du présent article rappellent aux enseignants l'importance de vérifier les preuves scientifiques derrières certaines pratiques et encouragent les chercheurs à soulever les mythes entourant les neurosciences en allant présenter leurs projets dans les écoles.

Article ici


Les inégalités hommes-femmes en science

mars 13, 2017 11:39 Publié par Commentaires fermés sur Les inégalités hommes-femmes en science

Bien que cela soit peu médiatisé, les inégalités hommes-femmes se manifestent également dans nos connaissances scientifiques. En effet, selon Tamarra James-Todd, une épidémiologiste au Harvard Medical School, les femmes sont trop souvent exclues des études médicales. Pourquoi cela est-il problématique ? Les femmes et les hommes sont différents au niveau physiologique, notamment au niveau cellulaire. Cela signifie que chaque cellule de notre corps a un sexe, masculin ou féminin. Donc, les maladies, les traitements et les produits chimiques ont un impact différent sur le corps des hommes et des femmes. Pourtant, les femmes ont trop souvent été écartées des essais cliniques au fil des décennies.

Cette inégalité médicale a un impact réel sur la santé des femmes. Saviez-vous que les maladies cardiovasculaires sont la cause première de la mort chez les femmes américaines ? Saviez-vous que celles-ci affectent de façon différente les hommes et les femmes au niveau des symptômes, mais également en ce qui a trait aux facteurs de risques et aux conséquences ? Par contre, seulement le tiers des participants des essais cliniques sont des femmes et seulement 31% des essais cliniques qui incluent des femmes dans leurs études rapportent les résultats en prenant en compte le sexe.

Consultez cet article pour en apprendre plus sur la problématique de l'inégalité des sexes dans le domaine de la santé.