Les fonctions cognitives

sont les capacités de notre cerveau qui nous permettent notamment de communiquer, de percevoir notre environnement, de nous concentrer, de nous souvenir d’un événement ou d’accumuler des connaissances.

Attention

Fonctions exécutives

Fonctions intellectuelles

Fonctions visuo-spatiales

Gnosies

Langage

Mémoire

Mémoire de travail

Praxies

Vitesse de traitement de l’information

 

Attention

L’attention est une fonction cognitive complexe qui fait référence à la capacité à être alerte à son environnement et à maintenir son attention sur une durée de temps appropriée pour son âge. L’attention fait également référence à la capacité à se concentrer sur une tâche donnée en dépit de ce qui se passe autour ou à partager son attention entre plusieurs tâches simultanément .

Plusieurs fonctions cognitives sont interreliées. L’attention est un bon exemple car il s’agit d’une fonction nécessaire mais non suffisante à un fonctionnement optimal d’autres fonctions cognitives dont la mémoire et les fonctions exécutives. Par exemple, une personne qui n’est pas attentive à ce qu’un interlocuteur lui dit enregistrera mal l’information en mémoire même si à la base, elle n’a pas de problème de mémoire.


Fonctions exécutives

Les fonctions exécutives sont impliquées dans toute action orientée vers un but. Il s’agit d’un ensemble de fonctions qui est souvent comparé à un contremaître ou à un chef d’orchestre dont l’objectif est de coordonner efficacement les autres fonctions cognitives. Plusieurs aspects peuvent ainsi être évalués:

  • Organisation/planification: capacité à utiliser des stratégies efficaces, établir des priorités, anticiper et prévoir les étapes d’une tâche.
  • Inhibition: capacité à résister aux distractions ou à inhiber une réponse attendue ou un commentaire qui nous traverse l’esprit. Cette capacité est souvent comparée à un filtre ou un frein.
  • Flexibilité mentale: capacité à s’adapter à la nouveauté et aux changements.
  • Jugement: capacité à évaluer la meilleure alternative face à un problème en fonction des buts à atteindre, des valeurs et des règles sociales. Ceci permet de prendre des décisions appropriées et d’adopter des comportements adaptés aux situations.
  • Autocritique: capacité à évaluer convenablement ses propres capacités et comportements et à être conscient de ses forces et ses difficultés.

Fonctions intellectuelles

Les fonctions intellectuelles sont un ensemble d’habiletés qui comprennent certaines compétences verbales, le raisonnement non-verbal, des aspects de la mémoire de travail (voir définition plus bas) et la vitesse de traitement de l’information et d’exécution. Le QI (Quotient Intellectuel) constitue la mesure de l’efficience intellectuelle, il est représenté par un score dont la moyenne est de 100 et permet de situer le niveau intellectuel d’une personne par rapport à la population d’âge comparable.

L’évaluation des fonctions intellectuelles n’est pas réalisée systématiquement dans toutes les évaluations neuropsychologiques. Lorsqu’il évalue les fonctions intellectuelles, le neuropsychologue peut ensuite intégrer ces résultats dans son analyse des diverses fonctions cognitives.


Fonctions visuo-spatiales

Ces fonctions permettent de percevoir adéquatement les objets dans l’espace en déterminant leur orientation par les angles, la distance à laquelle se trouve un objet ou la direction dans laquelle un objet se déplace. Ces fonctions nous permettent, par exemple, de nous orienter correctement dans une ville ou dans un lieu.


Gnosies

Les gnosies réfèrent à la capacité à percevoir un objet grâce à nos différents sens (vision, ouïe, toucher), puis à le reconnaître. On parlera donc respectivement de gnosie visuelle, de gnosie auditive et de gnosie tactile. Généralement, les neuropsychologiques restreignent leur évaluation à la modalité visuelle.


Langage

Les fonctions langagières comprennent un ensemble d’habiletés qui sont généralement divisées en deux catégories, soit les habiletés réceptives (comprendre le langage parlé et écrit) et les habiletés expressives (parler et écrire).

Le langage oral

  • Les habiletés réceptives correspondent au décodage des mots ainsi qu’à la compréhension de phrases.
  • Les habiletés expressives correspondent à la dénomination, l’articulation, la fluence verbale, l’intonation, et la gestion de la syntaxe et de la grammaire.

Le langage écrit

En langage écrit, on différencie les capacités de lecture des capacités d’écriture.

  • La lecture correspond à la capacité à décoder des mots grâce à deux voies distinctes.
    • La lecture du mot par découpage en syllabes que nous traduisons en sons. C’est par cette voie que nous décodons les mots nouveaux.
    • La reconnaissance du mot par sa forme globale et le contexte (la phrase). C’est la voie qui est utilisée par le lecteur compétent et qui permet une lecture fluide et rapide par reconnaissance instantanée du mot lu.
  • L’écriture correspond à la maîtrise de l’orthographe et des règles de grammaire. Elle concerne également la maîtrise de la syntaxe, de la ponctuation, l’organisation du texte, et l’utilisation d’un vocabulaire adéquat.

Mémoire

On distingue trois processus concernant la mémoire épisodique qui réfère aux informations mémorisées avec leur contexte de temps et de lieu :

  • Une information doit d’abord être encodée, donc enregistrée dans le cerveau. Ce processus est influencé par l’utilisation de stratégies mnémotechniques, le niveau d’attention, et certaines variables psychologiques (motivation, anxiété, dépression).
  • Pour ne pas être éphémère, l’information doit ensuite être consolidée, donc stockée de manière plus permanente dans le cerveau en mémoire en long terme.
  • Enfin, lorsque l’on veut accéder aux informations enregistrées et stockées dans notre cerveau, on doit alors récupérer l’information. La récupération peut être influencée par la qualité des stratégies utilisées, par certaines variables psychologiques et évidemment par la qualité de l’enregistrement initial de l’information en mémoire.

En mémoire épisodique, on peut aussi distinguer :

  • la mémoire rétrospective, qui réfère à des évènements passés, et la mémoire prospective, qui correspond à la capacité à se rappeler d’actions futures que l’on planifie effectuer, comme par exemple penser à s’arrêter à l’épicerie après le travail.

D’autres types de mémoire existent aussi, notamment :

  • la mémoire sémantique : elle concerne les connaissances acquises (culture générale, vocabulaire) et sont stockées sans référence à un contexte précis, donc sans référence à un évènement particulier de la vie de l’individu.
  • la mémoire procédurale : ce sont des “savoir-faire”, des habiletés perceptives, motrices ou cognitives qui ont été acquises par la pratique et qui sont graduellement devenues automatisées. C’est grâce à la mémoire procédurale que nous apprenons par exemple à conduire une voiture ou à jouer d’un instrument de musique. Une fois l’habileté acquise, son exécution devient automatisée, et il n’est alors plus nécessaire de réfléchir pour exécuter cette action.

Mémoire de travail

La mémoire de travail réfère à la capacité à traiter et manipuler mentalement des informations données dans le moment présent. La mémoire de travail permet par exemple de retenir un numéro de téléphone le temps de pouvoir l’inscrire, de faire des liens entre les informations qui nous sont données ou encore d’effectuer un calcul mental.


Praxies

Il s’agit de la capacité à exécuter des mouvements simples ou des séquences de mouvements de façon volontaire (ex.: praxies idéomotrices et idéatoires). Ce type d’habiletés inclut également la capacité à réaliser un dessin ou à construire un objet (praxies constructives).


Vitesse de traitement de l’information

La vitesse de traitement de l’information réfère au rythme auquel les différentes opérations mentales sont déclenchées et exécutées.